dimanche 15 juin 2008

LE SYSTEME İMMUNİTAİRE NE PEUT ETRE LE PRODUİT DE L'EVOLUTİON

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Selon les déclarations des scientifiques, le système immunitaire possède une "complexité irréductible". Ce terme fait référence à un système intact composé de plusieurs éléments interactifs de même niveau qui contribuent à une même fonction et dans lequel l'absence du moindre élément provoque l'arrêt du fonctionnement du système. A titre d'exemple, prenons le cas des appareils dont nous avons besoin si nous voulons envoyer un fax:

- un appareil de télécopie

- une ligne de téléphone

- un câble

- du papier

Si un seul de ces éléments est absent, il serait impossible d'envoyer un fax. Rien ne doit manquer à cette liste. En outre, ils doivent se conformer à des spécifications exactes. La longueur du câble, par exemple, doit être suffisamment longue pour pouvoir le brancher dans la prise électrique, autrement les éléments disponibles ne seront d'aucune utilité. De même, bien que tous les éléments du système immunitaire remplissent parfaitement leur fonction, le mauvais fonctionnement de quelques composants serait la cause de la défaite du corps dans sa guerre. Ainsi, dans le cas où les minuscules granules des cellules T ne fonctionnaient pas normalement, elles ne pourraient conserver les toxines, qui ne seraient pas de leur côté transférées à l'ennemi, ce qui provoquerait dans ce cas aussi la défaite. Par conséquent, dans un système où l'ennemi ne peut être tué, les fonctions importantes comme la formation des cellules guerrières, leur entraînement, la transmission par les cellules des signaux nécessaires aux endroits appropriés et au bon moment, et les centaines de combinaisons de gènes requises pour produire les anticorps, ou le stockage d'informations illimitées dans la mémoire des cellules, seraient toutes inutiles. Le système ne marcherait tout simplement pas. De la même manière, l'existence des différentes fonctions du corps humain, qui possède une complexité irréductible, est sans valeur en l'absence d'un système immunitaire. Si le système immunitaire n'existait pas ou s'il ne fonctionnait pas comme il le devrait, aucun être humain ne serait capable de survivre.

Comment les évolutionnistes expliquent-ils donc la formation d'un système aussi vital et aussi complexe? En fait, ils n'ont aucune réponse qui peut éclairer le sujet. Leur seule affirmation est basée sur l'idée que le système immunitaire s'est développé à travers un processus graduel d'évolution. Ils soutiennent que les mécanismes qui sont à l'origine de ce développement graduel sont "la sélection naturelle" et les "mutations".

Mais il est impossible que de petites modifications aléatoires successives puissent produire un système aussi compliqué comme la théorie de l'évolution nous le suggère. Comme souligné précédemment, le système immunitaire ne peut être opérationnel à moins qu'il ne soit doté de tous ses éléments dans leur intégralité. Et s'il n'existait pas ou qu'il ne fonctionnait pas correctement, aucun être humain ne serait en mesure de survivre.

Le second argument est le mécanisme de la "sélection naturelle". Comme expliqué en détail dans le chapitre "La supercherie de la théorie de l'évolution", le processus de "sélection naturelle" fait référence au transfert de qualités avantageuses aux générations suivantes.

Il existe un consensus parmi les scientifiques que le concept d'un tel mécanisme est loin d'être satisfaisant pour expliquer les systèmes complexes. Le célèbre spécialiste américain en biochimie, Michael J. Behe, a affirmé dans son livre, Darwin's Black Box (La boîte noire de Darwin), à propos de la sélection naturelle:

"Un système biologique complexe et irréductible, si cela existe, serait un défi important pour l'évolution darwinienne. Puisque la sélection naturelle ne peut choisir que des systèmes qui fonctionnent déjà, alors si un système biologique ne peut être produit graduellement, il devrait apparaître en tant qu'unité intégrée, d'un seul coup, pour que la sélection naturelle puisse réagir à son sujet."12

Le fondateur de la théorie de l'évolution, Charles Darwin, tout comme bien d'autres scientifiques contemporains, ont reconnu que le mécanisme supposé de la sélection naturelle n'a pas de pouvoir d'évolution.

Charles Darwin écrit:

"Ces difficultés et objections peuvent être classées sous les titres suivants: […] Peut-on croire que la sélection naturelle puisse produire, d'un côté, un organe d'une importance insignifiante, comme la queue de la girafe, qui sert de tue-mouches, et d'un autre côté, un organe aussi merveilleux que l'œil?"13

Un des leaders évolutionnistes de notre époque, le professeur de géologie et de paléoanthropologie, le Dr Stephen Jay Gould affirme que la sélection naturelle ne peut posséder de pouvoir d'évolution:

"Mais comment peut-on passer de rien du tout à quelque chose de très élaborée si l'évolution doit procéder par une longue séquence d'étapes intermédiaires, chacune d'elles favorisée par la sélection naturelle? Il est impossible de voler avec 2% d'une aile ou obtenir plus de protection d'une similarité infime d'une plante potentiellement protectrice. Comment, en d'autres mots, la sélection naturelle peut-elle expliquer ces étapes primaires des structures qui ne peuvent être utilisées (comme nous les observons actuellement) que dans des formes beaucoup plus élaborées? Mivart a identifié ce problème comme étant majeur et il le reste aujourd'hui."14

L'existence de systèmes aussi compliqués peut-elle être expliquée en termes de "mutations", comme le suggèrent les néodarwinistes? Est-il vraiment possible qu'un système aussi parfait se forme suite à des mutations successives?

Comme nous le savons, les mutations sont des décompositions et des dommages survenant dans le code génétique des êtres vivants sous l'effet de divers facteurs externes. Toutes les mutations endommagent l'information génétique programmée dans l'ADN des êtres vivants, sans lui ajouter d'informations génétiques nouvelles. Les mutations ne possèdent donc aucune faculté de développement ou d'évolution. Aujourd'hui, beaucoup d'évolutionnistes acceptent cette réalité, bien qu'à contrecœur.

L'un d'entre eux, John Endler, un généticien de l'Université de Californie, observe:

"Bien que l'on connaisse beaucoup de choses sur les mutations, cela reste toujours en grande partie une 'boîte noire' concernant l'évolution. Des fonctions biochimiques nouvelles semblent être rares dans l'évolution, et les bases de leur origine sont pratiquement inconnues."15

Le célèbre biologiste français, Pierre P. Grassé, a également remarqué que le nombre de mutations ne pourrait modifier le résultat:

"Quel que soit leur nombre, les mutations ne produisent aucune sorte d'évolution."16

Il est clairement admis que les propriétés extraordinaires et les capacités inouïes de ces cellules minuscules ne peuvent être expliquées comme de simples coïncidences ou des mutations; ce ne sont que les raisonnements erronés des évolutionnistes qui sont en totale contradiction avec la science et la logique. La plus grande intelligence humaine fait pâle figure à côté de l'intelligence dont font preuve ces cellules.

Il existe des centaines d'exemples similaires aussi extraordinaires chez les créatures vivantes, qui ne peuvent être expliqués par la théorie de l'évolution. Face à ces exemples, de nombreux scientifiques, déjà plongés dans le doute, perdent jour après jour leur confiance dans la théorie de l'évolution. Ils ne peuvent s'empêcher d'exprimer leur mécontentement à chaque occasion.

La plupart des chercheurs sont très conscients que les affirmations des évolutionnistes ne sont rien de plus qu'une consolation et un pis-aller. Klaus Dose, un chercheur connu dans le domaine de la biologie moléculaire, déclare:

"Plus de 30 ans d'expérimentions sur les origines de la vie dans les domaines de l'évolution chimique et moléculaire ont mené à une meilleure perception de l'immensité du problème des origines de la vie sur Terre plutôt qu'à sa solution. A présent, toutes les discussions sur les principales théories et expériences dans ce domaine se terminent par une impasse ou par une confession d'ignorance."17

Même Darwin, le fondateur de la théorie de l'évolution, a vécu les mêmes doutes quelques 150 ans plus tôt:

"Quand je pense à tous les cas des gens qui ont étudié un sujet pendant des années, et se sont persuadés de la vérité des doctrines les plus folles, je me sens quelquefois un peu effrayé si je n'étais pas un de ces monomaniaques."18

Il est tout à fait évident que tous ces systèmes, comme tout ce qui existe dans l'univers, sont sous le contrôle de Dieu, le Tout-Puissant, le Sage et l'Omniscient. L'inaptitude de l'humanité à résoudre ces mystères est un signe certain que ces questions sont au-delà de la portée de l'homme et sont le produit d'une sagesse infiniment supérieure, c'est-à-dire, de Dieu.

La réponse aux questions que l'humanité se pose depuis des siècles, sans être capable d'aboutir à une conclusion logique, est extrêmement simple. La réponse ne repose ni dans les coïncidences, ni dans la sélection naturelle, ni dans les mutations. Rien de tout cela n'est en mesure de produire la vie ou de maintenir sa continuité.

Le Coran a fourni les réponses à toutes ces questions voilà 1.400 ans de cela. Dieu, le Seigneur de tous les mondes, a soumis nos cellules corporelles tout comme tout ce qui existe dans l'univers à Sa volonté:

Votre Seigneur, c'est Dieu, qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis S'est établi fermement ("istawâ") sur le Trône. Il couvre le jour de la nuit qui poursuit celui-ci sans arrêt. (Il a créé) le soleil, la lune et les étoiles, soumis à Son commandement. La création et le commandement n'appartiennent qu'à lui. Toute gloire à Dieu, Seigneur de tous les mondes. (Sourate El-A'araf, 7: verset 54) Conclusion

Dans ce livre, nous avons expliqué les aspects peu connus de notre armée interne, c'est-à-dire de notre système immunitaire. Nous avons délibérément évité les détails compliqués des tâches extraordinaires qu'accomplissent les cellules immunitaires pour nous concentrer sur la manière dont le système fonctionne. Nous avons cherché la réponse à la question: "Comment des cellules aussi minuscules, qui ne sont visibles qu'à l'aide d'un microscope électronique, peuvent-elles produire un système aussi compliqué que le système immunitaire?" Nous avons approfondi nos recherches et examiné comment ces cellules, qui constituent le système immunitaire, se sont formées à l'origine.

Toutes les cellules du système immunitaire sont à l'origine des cellules normales, qui passent à travers différentes étapes d'apprentissage pour finir par un "examen d'aptitude". Seules les cellules qui sont capables de reconnaître les cellules ennemies et n'entrent pas en conflit avec les autres cellules normales du corps sont autorisées à vivre. Comment et quand la première cellule s'est-elle développée, et qui a organisé le premier "examen d'aptitude"? Qui a appris aux cellules quoi faire?

Il est tout à fait improbable que les cellules et les organes associés puissent s'entretenir librement les uns avec les autres, travailler de commun accord, échafauder des plans et les mettre en œuvre efficacement. N'oublions pas que le sujet de cette discussion concerne de nombreux organes du corps et un trillion de cellules. Il est impossible d'imaginer qu'un trillion de personnes puissent être organisées d'une manière aussi parfaite et remplir leurs devoirs sans que rien ne soit omis, sans rien confondre, et sans aucune sorte de chaos né de la mise en place d'une telle défense, ce qui est une tâche particulièrement difficile.

Il existe une réalité absolue, qui doit être reconnue: les cellules, comme toute chose qui existe dans l'univers sans exception, de la plus petite à la plus grande, ont été spécialement conçues par Dieu qui possède une puissance, un savoir et une sagesse infinis.

... C'est Lui qui a tout créé et Il est Omniscient. (Sourate El-En'am, 6: verset 101)

Ce fait évident a été révélé une fois de plus dans ce livre pour que nous puissions l'observer.

Nous avons mentionné que l'enfant à naître dans le ventre de sa mère complète les composants manquants de son propre système immunitaire grâce aux anticorps qu'il reçoit de sa mère. Cependant, si de telles possibilités n'étaient pas disponibles, ou si ces carences continuaient après la naissance de l'enfant, il serait impossible au bébé de survivre. Comme nous l'avons souligné à plusieurs reprises, sachant que l'humanité et d'innombrables autres formes de vie existent aujourd'hui, cela signifierait que le système immunitaire existe depuis le tout début de la vie dans sa forme complète et entièrement fonctionnelle. Il n'a tout simplement pas pu évoluer par étapes. Il est absolument impossible qu'un système d'une telle complexité, composé d'éléments interdépendants et interconnectés, puisse s'être formé grâce à des coïncidences mineures sur une période de millions d'années.

Quiconque suggère que tout a été formé par coïncidences et refuse d'accepter qu'un "Créateur" soit à l'origine de l'univers entier, malgré sa connaissance du fonctionnement d'un ou de plusieurs de ces systèmes miraculeux, parmi d'innombrables autres systèmes continuellement à l'œuvre dans son corps, est aussi ignorant qu'il a été mentionné dans le Coran en tant que type de personnalité clairement défini voilà 1.400 ans de cela. Dieu a révélé dans le Coran que de telles personnes sont incapables de comprendre même des réalités claires et évidentes en raison de déficiences dans leur perception et dans leur compréhension:

... Ils ont des cœurs, mais ne comprennent pas. Ils ont des yeux, mais ne voient pas. Ils ont des oreilles mais n'entendent pas... (Sourate El-A'araf, 7: verset 179)

Dieu a aussi révélé que ces personnes sont en réalité conscientes de cette situation:

Et ils dirent: "Nos cœurs sont voilés contre ce à quoi tu nous appelles, nos oreilles sont sourdes. Et entre nous et toi il y a une cloison…" (Sourate Foussilate, 41: verset 5)

Un autre groupe d'incroyants voient les réalités qui leur sont présentées, mais s'arrangent pour cacher délibérément la vérité de ce qu'ils ont vu. C'est l'unique raison des innombrables théories liées à la théorie de l'évolution. Au moment où ils acceptent l'existence et la majesté de Dieu, ils sont forcés de se soumettre à Sa volonté, ce qui est une proposition extrêmement difficile à admettre pour des gens arrogants. Le Coran met à jour une nouvelle fois la situation difficile de ces gens qui adoptent une position d'arrogance ignorante vis-à-vis Dieu:

Ils les nièrent injustement et orgueilleusement, tandis qu'en eux-mêmes ils y croyaient avec certitude… (Sourate Enneml, 27: verset 14)

Il y a ceux qui, afin de nier l'existence de Dieu, se battent pour soutenir le mensonge de l'évolution par diverses théories qui sont très loin d'avoir des bases scientifiques ou logiques. Leur détermination est telle qu'ils défendent leurs idées par des exemples extrêmement ridicules, en prétendant qu'un système aussi sophistiqué et complexe que le système immunitaire s'est développé par étapes à partir d'un seul anticorps.

Ces scientifiques, qui ont réalisé la situation dans laquelle ils étaient, ont commencé à prendre leur distance avec les idées évolutionnistes, en réalisant la nature scandaleuse de telles explications.

Un autre groupe de scientifiques accepte la théorie de l'évolution, non pas en raison de sa validité et parce qu'ils croient en elle, mais parce qu'il n'y a aucune autre théorie pour supporter leur négation de l'existence de Dieu.

Cependant, il n'existe aucune obligation d'accepter et de suivre une théorie en particulier. Quand les gens s'intéressent à la création de l'univers et à ce qu'il contient, cela leur est suffisant pour accepter les vérités évidentes de manière objective et avec un esprit indépendant.

Comme nous l'avons systématiquement souligné dans ce livre, il n'existe pas le moindre début de preuve fondé sur des essais, des expériences ou des observations qui pourraient confirmer les affirmations de la théorie de l'évolution. Les disciplines scientifiques telles que la biologie, la biochimie, la microbiologie, la génétique, la paléontologie et l'anatomie, ont clairement montré que la théorie de l'évolution est une hypothèse imaginaire sur des événements qui n'ont jamais eu lieu et qui ne pourront jamais avoir lieu. (Voir le chapitre sur "La supercherie de la théorie de l'évolution")

Aujourd'hui, toutes les recherches menées dans les différentes branches de la science montrent que tous les êtres vivants et inanimés sur terre et dans les cieux, ont été créés par un Créateur tout-puissant qui possède une sagesse, une connaissance et un pouvoir éternels. Pour comprendre cela et la nature imaginaire de théories forgées, comme celle de l'évolution, une technologie de pointe ou une connaissance scientifique n'est pas nécessairement obligatoire. Dieu a déployé la preuve de Son existence et de Sa création à quiconque possède un esprit ouvert et une conscience pour observer, et peu importe l'époque à laquelle il appartient, que ce soit à une époque reculée ou au Moyen Age:

Certes dans la création des cieux et de la terre, dans l'alternance de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue en mer chargé de choses profitables aux gens, dans l'eau que Dieu fait descendre du ciel, par laquelle Il rend la vie à la terre une fois morte et y répand des bêtes de toute espèce dans la variation des vents, et dans les nuages soumis entre le ciel et la terre, en tout cela il y a des signes, pour un peuple qui raisonne. (Sourate El-Baqara, 2: verset 164)

Le devoir qui incombe à ceux doués d'intelligence, qui peuvent pleinement saisir ce verset, est de constamment se rappeler à l'évidence du fait de la création à travers tout l'univers, des cellules aux immenses galaxies, en nous référant aux propos suivants recueillis du Coran:

… votre Seigneur est plutôt le Seigneur des cieux et de la terre, et c'est Lui qui les a créés. Et je suis un de ceux qui en témoignent. (Sourate El-Embiya, 21: verset 56)

LE SYSTEME DE DEFENSE

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Voilà environ 250 ans, les scientifiques ont découvert, suite à l'invention du microscope, que nous vivons en compagnie de minuscules créatures, invisibles à l'œil nu. Ces créatures sont présentes partout: depuis l'air que nous respirons ou l'eau que nous buvons, aux objets qui sont en contact avec la surface de notre corps. Il a également été découvert que ces créatures pénètrent le corps humain.

Bien que l'existence de cet ennemi ait été découverte voilà 250 ans, la plupart des secrets du "système de défense" qui l'affronte vigoureusement n'ont pas encore été dévoilés. Ce système moléculaire est activé dans notre corps automatiquement selon un plan très précis, à la minute où un étranger vient à y pénétrer, lui déclarant une guerre sans merci. Lorsque l'on jette un coup d'œil sur le fonctionnement de ce système, on s'aperçoit que chaque phase se déroule suivant un plan méticuleux.

Le système qui ne dort jamais

Que l'on en soit conscient ou pas, des millions d'opérations et de réactions ont lieu à l'intérieur de nos corps à chaque seconde qui passe. Et cela continue même quand nous dormons.

Cette activité intense se produit à des périodes de temps qui, de notre point de vue, sont très courtes. Il y a une différence significative entre la notion de temps dans nos vies de tous les jours et le temps biologique de notre corps. L'écoulement d'une seconde qui représente une période de temps très courte dans notre vie de tous les jours, représentera une très longue durée pour les organes et les systèmes de notre corps. Si toutes les activités accomplies par tous les organes, tissus et cellules de notre corps, en une seconde, étaient écrites, le résultat serait inconcevable pour un esprit humain.

Un système vital, qui est en constante activité, ne se dérobant jamais à son devoir, est le système immunitaire. Il protège le corps contre toute forme d'intrusion, de jour et de nuit, et travaille avec une grande assiduité pour le corps hôte qu'il sert, comme une armée entièrement équipée.

Chaque système, organe ou groupe de cellules dans le corps représente une parfaite distribution du travail. Le moindre défaut dans le système ruine l'ordre établi. Or, le système immunitaire est indispensable.

Pourrions-nous survivre en l'absence de système immunitaire? Ou quelle sorte de vie aurions-nous si ce système ne remplissait pas certaines de ses fonctions?

Il n'est pas difficile de le deviner. Différents exemples dans le monde de la médecine montrent à quel point le système immunitaire est vital. L'histoire d'un patient, citée par plusieurs sources, montre combien la vie serait difficile en cas de défaut dans le système immunitaire.

Ce patient fut placé, immédiatement après sa naissance, dans une tente en plastique stérilisée et dans laquelle rien n'était autorisé à pénétrer. Aucun contact ne lui était permis. Comme il grandissait, il a été mis dans une tente en plastique plus vaste. Mais pour sortir de sa tente, il devait enfiler un équipement spécialement conçu, similaire à celui d'un d'astronaute. Qu'est-ce qui empêchait ce patient d'avoir une vie normale comme les autres gens?

Après sa naissance, son système immunitaire ne s'était pas développé normalement. Il n'y avait pas d'armée dans son corps pour le protéger des ennemis.

LES SOLDATS DU CORPS

A l'intérieur d'un ganglion lymphatique, une bataille fait rage entre les agresseurs du corps humain et ses défenseurs. Quand des bactéries s'introduisent dans un vaisseau lymphatique (1), un macrophage engloutit certains des envahisseurs (2), les digère et affiche leurs marques d'identification sur sa propre surface. Ce message chimique est présenté à un type de cellule sanguine blanche connu sous le nom de cellule T auxiliaire (3), qui y répond en se multipliant (4) et en délivrant des messages chimiques qui appellent d'autres défenseurs à s'armer (5). D'autres cellules T préviennent des cellules B pour qu'elles rejoignent la bataille (6). Certaines cellules B commencent à se reproduire (7), et ces nouvelles cellules stockent l'information nécessaire pour aider le corps à combattre le même envahisseur un autre jour (8). D'autres cellules B libèrent des centaines d'anticorps à la seconde (9), forçant les bactéries à se regrouper (10). Les macrophages peuvent alors s'engager, avalant les bactéries regroupées, tandis que des protéines spéciales et des anticorps rendent les bactéries palpables pour les macrophages (11). Quelques fois, les protéines tuent directement les bactéries en crevant leur membrane cellulaire (12). Les macrophages "éboueurs" nettoient ensuite entièrement le ganglion des restes de la bataille, engloutissant les anticorps disséminés, les bactéries mortes ainsi que les autres débris jusqu'à ce que l'infection disparaisse.

Les docteurs du garçon étaient tout à fait au courant de ce qui se produirait s'il entrait au contact d'un environnement normal. Il aurait aussitôt attrapé un rhume, provoquant des maladies dans sa gorge; il aurait souffert d'infections les unes à la suite des autres en dépit de l'absorption d'antibiotiques ou de tout autre traitement médical administré. Peu de temps après, les traitements médicaux auraient perdu de leur efficacité, et la mort du garçon aurait été inéluctable.

Au mieux, il aurait pu vivre sans danger quelques mois ou quelques années en dehors de cet environnement protégé. Ainsi, le monde du garçon a toujours été limité par les murs de sa tente en plastique.

Quelques temps plus tard, les docteurs et sa famille placèrent le garçon dans une pièce exempte de tout germe, qui avait été spécialement aménagée chez lui. Cependant, tous ces efforts se sont avérés vains quand, à l'adolescence, une transplantation de moelle osseuse échoua.1

La famille du garçon, les docteurs, le personnel de l'hôpital dans lequel il avait séjourné auparavant, et les compagnies pharmaceutiques firent de leur mieux pour le maintenir en vie. Bien qu'absolument tout ait été tenté, et que le lieu de résidence du garçon fût sans arrêt désinfecté, sa mort n'a pu être empêchée.

Cette fin tragique montre qu'il est impossible à un être humain de survivre sans un système immunitaire le protégeant des microbes. C'est la preuve que le système immunitaire a dû exister de manière accomplie et intacte depuis le premier homme. Par conséquent, il est hors de question de considérer que ce système aurait pu se développer graduellement sur une longue période, comme la théorie de l'évolution le prétend. Un être humain sans système immunitaire, ou avec un système défectueux, ne tarderait pas à mourir comme on l'a vu dans cet exemple.

DES ORGANES AU SERVİCE DE LA DEFENSE

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Le centre de production des guerriers: la moelle osseuse

kemik iliði
Moelle osseuse

Quand les bombes atomiques furent lâchées sur Hiroshima et Nagasaki, beaucoup de personnes exposées aux radiations provoquées par les explosions moururent 10 ou 15 jours plus tard d'hémorragies internes ou d'infections. Des expériences menées sur les animaux, afin de comprendre ce qui s'était passé, ont révélé que des radiations sur l'ensemble du corps tuent les cellules génératrices dans les organes lymphatiques et de formation du sang. Sans les cellules responsables de la coagulation et du combat contre les envahisseurs, le corps meurt.6

L'usine de ces cellules vitales est la moelle osseuse. Ce qui est intéressant c'est que des produits variés sont fabriqués dans cette usine. Plusieurs des cellules produites ici jouent un rôle dans la production des phagocytes, d'autres dans la coagulation du sang ou dans la décomposition de certaines substances. Ces cellules diffèrent dans leur fonction comme elles diffèrent dans leur structure.

Il est remarquable qu'un système de production tout à fait particulier ait été créé pour différentes cellules agissant dans le même but.

Il semble qu'une barrière imprenable soit érigée devant la théorie de l'évolution. Car la théorie de l'évolution affirme que des organismes pluricellulaires ont évolué à partir d'organismes unicellulaires. Comment alors des cellules formées par coïncidences peuvent-elles construire un système capable de produire de nouvelles cellules possédant la même structure? Cela ressemble à des centaines de briques ayant volé en éclat à l'explosion d'une usine de briques, retombant les unes sur les autres par hasard pour construire, durant ce processus, un nouvel immeuble. De plus, dans cet immeuble, se trouve aussi une autre usine de fabrication de briques.

On doit se rappeler que la création d'un corps humain est des millions de fois plus complexe que celle d'un immeuble. La cellule, qui est le bloc de construction du corps, possède une conception trop parfaite pour pouvoir être comparée à n'importe quelle production humaine. Cette analogie entre la cellule et la brique a été simplement proposée pour montrer combien l'hypothèse des évolutionnistes est fallacieuse.

L'université en nous: le thymus


Organes participant au système immunitaire du corps

Après examen biologique, le thymus ressemble à un organe ordinaire sans fonction particulière. Le travail qu'il effectue, cependant, quand on l'étudie en détail, est absolument incroyable.

Dans le thymus, les lymphocytes reçoivent une sorte d'entraînement. Non, vous n'avez pas mal lu: les cellules reçoivent un entraînement dans le thymus.

Une formation consiste en un transfert d'information qui peut être exercé sur des êtres possédant un certain niveau d'intelligence. Il y a donc un élément important qui mérite d'être mentionné ici. Celui qui dispense la formation est un morceau de chair, le thymus, et celle qui la reçoit est une minuscule cellule. En dernière analyse, tous les deux sont des êtres inconscients.


Cellules immunitaires (lymphocytes T) entraînées dans le thymus

A la fin de cette formation, les lymphocytes sont équipés d'informations très importantes. Ils apprennent à identifier les caractéristiques particulières des cellules du corps. En un sens, les lymphocytes apprennent les cartes d'identités des cellules du corps. Enfin, ces cellules quittent le thymus en ayant acquis cette information.

Ainsi, lorsque les lymphocytes fonctionnent dans le corps, ils n'attaquent pas les cellules dont l'identité leur a été apprise. Toute autre cellule ou matière étrangère est attaquée et détruite.

Pendant des années, le thymus était considéré comme étant un organe vestigial par les scientifiques évolutionnistes et était utilisé comme la prétendue preuve de l'évolution. Récemment, pourtant, il a été découvert que cet organe constituait la source de notre système immunitaire. Une fois que cela a été admis, les évolutionnistes, qui proclamaient auparavant que le thymus était un organe vestigial, avancent maintenant une théorie complètement opposée à propos du même organe. Ils affirment que le thymus n'existait pas avant, et qu'il est apparu selon une évolution graduelle. Ils maintiennent toujours que le thymus s'est formé sur une période de temps plus longue que plusieurs autres organes. Cependant, sans thymus, ou avec un thymus qui ne serait pas complètement formé, les cellules T n'auraient pas pu apprendre à identifier l'ennemi et le système immunitaire n'aurait pas pu fonctionner. Quiconque est dépourvu de ce type de système ne pourrait survivre.

Un organe aux talents variés: la rate

Un autre élément merveilleux de notre système immunitaire est la rate. La rate est constituée de deux parties: la pulpe rouge et la pulpe blanche. Les lymphocytes qui viennent d'être produits dans la pulpe blanche sont immédiatement transférés dans la pulpe rouge et rejoignent ensuite le flux sanguin. Une étude détaillée des opérations menées dans cet organe, qui a une couleur rouge foncée et est localisé dans le haut de l'abdomen, révèle un schéma extraordinaire. Ses fonctions très difficiles et compliquées sont ce qui le rend aussi extraordinaire et magnifique.

Les fonctions de la rate, comme sa contribution à la production des cellules, à la phagocytose, à la préservation des globules rouges et à la construction immunitaire, sont au moins aussi importantes que sont difficiles. Il est vrai que la rate est un morceau de chair comme tous les autres organes, cependant, elle affiche une performance et un degré d'intelligence inattendus de la part d'un morceau de chair. Elle organise tout, n'autorisant l'émergence d'aucun problème, et travaille sans se reposer. En effet, la rate travaille de manière acharnée pour l'homme depuis le moment de sa naissance, et continue à fonctionner aussi longtemps que Dieu le veut.

- La production de cellules

La moelle osseuse du bébé dans le ventre de sa mère n'est pas entièrement capable de remplir la fonction de production des cellules sanguines. Elle ne peut exécuter cette fonction qu'après la naissance. Alors le bébé serait-il anémique pendant ce temps?

Non. A cette étape, la rate entre en jeu et contrôle la situation. Sentant que le corps a besoin de globules rouges (thrombocytes et granulocytes), la rate commence à produire ces cellules en plus des lymphocytes, ce qui est sa principale fonction.

Cependant, la rate n'est qu'un bout de chair inconscient. Elle n'est pas capable d'assumer une telle responsabilité. De plus, et même si elle le pouvait, comment serait-elle équipée de l'information et des composants nécessaires à la production de cellules et de protéines extrêmement complexes? Dieu, qui a créé le corps humain, a créé la rate de manière à ce qu'elle puisse endosser d'autres responsabilités en plus des siennes, quand nécessaire, et l'a équipée de systèmes de stimulus et de production adéquats.

- La phagocytose

La rate contient un grand nombre de macrophages (les cellules nettoyeuses). Ceux-ci engloutissent et digèrent les globules rouges âgés et endommagés, d'autres cellules sanguines endommagées et des substances transportées à la rate par le sang.

Un important système de recyclage chimique est ici mis en œuvre.

Les macrophages de la rate convertissent l'hémoglobine, protéine constituant les globules rouges, qu'ils ont ingérée, en bilirubine, un pigment biliaire. La bilirubine est ensuite relâchée dans la circulation veineuse et envoyée au foie. Sous cette forme, elle peut être évacuée hors du corps en même temps que la bile. Cependant, la molécule de fer se trouvant dans la bilirubine qui s'apprête à être déchargée par les intestins, est un matériau rare et précieux pour le corps. Pour cette raison, le fer est réabsorbé dans une certaine région de l'intestin grêle et, de là, va jusqu'au foie puis à la moelle osseuse. Donc la fonction est ici double: évacuer la bilirubine, qui est une substance dangereuse, et, en même temps, récupérer le fer.

L'équilibre en bilirubine est crucial pour le corps. Car le moindre problème dans ce système mène à de sérieuses conséquences. Un des meilleurs exemples est le développement de la jaunisse, lorsque la bilirubine tombe en dessous d'un certain niveau. Cependant, les cellules, comme si elles étaient conscientes de ce danger, évacuent les matières dangereuses de notre corps avec une grande précision en même temps qu'elles sélectionnent les matières utiles parmi celles-ci et les utilisent de nouveau.

- L'entrepôt de globules rouges

Les capacités de la rate ne s'arrêtent pas là. La rate conserve une certaine quantité de cellules sanguines (globules rouges et thrombocytes). Le terme "conserver" peut faire penser à l'image d'un compartiment séparé dans la rate, qui peut être utilisé pour la conservation. La rate est, cependant, un petit organe, et n'a pas assez de place pour un espace de stockage. Dans ces cas-là, la rate s'étend pour faire de la place aux globules rouges et aux thrombocytes. Une rate élargie à cause de certaines maladies peut aussi avoir un espace de stockage agrandi.

- Contribution à la guerre

Quand une infection microbienne ou une autre maladie quelconque se développe dans le corps, celui-ci lance une attaque défensive en direction de l'ennemi, poussant les cellules guerrières à se multiplier. C'est à ces moments-là que la rate augmente la production de lymphocytes et de macrophages. De ce fait, la rate participe également à "l'opération d'urgence" qui est lancée de temps en temps quand une maladie peut causer du tort au corps humain.

Un autre centre de production: les ganglions lymphatiques

Dans le corps humain, une force de police et un service de renseignement policier sont disséminés un peu partout. Dans ce système existent aussi des postes de police qui sont gardés par des policiers et qui produisent de nouveaux policiers lorsque nécessaire.

Ce système est le système lymphatique et les postes de police sont les ganglions lymphatiques. Les policiers du système sont les lymphocytes.

Le système lymphatique en tant que tel est un miracle accompli pour le bénéfice de l'humanité. Ce système comprend des vaisseaux lymphatiques qui sont diffusés dans le corps, des ganglions lymphatiques qui sont localisés à certains endroits de ces vaisseaux, des lymphocytes produits par ces ganglions lymphatiques et qui patrouillent dans les vaisseaux lymphatiques et de la lymphe circulant dans les vaisseaux et dans lesquels les lymphocytes nagent.

Le système fonctionne de la manière suivante: la lymphe dans les vaisseaux lymphatiques se répand dans le corps et entre au contact des tissus entourant les capillaires lymphatiques. La lymphe qui retourne dans les vaisseaux lymphatiques juste après ce contact apporte des informations sur ces tissus. Ces informations sont transmises au ganglion lymphatique le plus proche. Si une action hostile a débuté dans les tissus, cette information est transmise au ganglion lymphatique par la lymphe.

Dans le cas où un danger est ressenti après l'examen de la nature de l'ennemi, une alerte est déclenchée. A ce stade, une production rapide de lymphocytes et d'autres cellules guerrières commence dans les ganglions lymphatiques.

Après cette phase de production, les nouveaux soldats sont transportés sur le front de la bataille. Ceux-ci vont se déplacer depuis les ganglions lymphatiques vers les vaisseaux lymphatiques par la lymphe. Les soldats diffusés dans le flux sanguin depuis les vaisseaux lymphatiques, atteignent enfin le champ de bataille. C'est pourquoi les ganglions lymphatiques de la région infectée gonflent en premier. Cela montre que la production de lymphocytes a augmenté dans cette région.

Résumons le système:

- Un système de transport spécial qui recouvre le corps de long en large.

- Des ganglions lymphatiques dispersés à travers différentes régions du corps.

- Un service de renseignement dirigé vers les cellules ennemies.

- Une production de soldats en fonction des rapports des services de renseignement.

Il est impossible que ce système, qui s'effondrerait en l'absence d'un seul de ses éléments, soit apparu par un développement progressif au cours du temps. A titre d'exemple, un système comprenant les ganglions lymphatiques et les lymphocytes, mais dépourvu de vaisseaux lymphatiques, ne serait d'aucune utilité. Le système ne peut fonctionner correctement que si tous ses éléments sont créés simultanément.

LES ENNEMİS DU SYSTEME

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De manière générale, le cancer peut être défini comme une reproduction cellulaire incontrôlée. Quel que soit son type, le cancer se développe initialement dans une cellule normale et en bonne santé, et partage les caractéristiques fondamentales de cette cellule, au moins durant les premières étapes de son développement. Cependant, ces cellules ont tendance à perdre certaines de leurs capacités. Une de ces capacités importante est de réagir aux messages fournis par leur environnement ou par leurs propres organismes régulant la reproduction cellulaire. Quand un tel dysfonctionnement intervient, la cellule ne peut plus maîtriser sa propre reproduction et la croissance des tissus. Ce processus, connu comme une "division continue", est transféré génétiquement aux nouvelles cellules, avec pour conséquence la propagation de tumeurs, qui envahissent à leur tour les tissus environnants. Ces cellules décomposées consomment les éléments nutritifs des autres cellules, épuisant l'apport vital d'acides aminés. Les cellules cancéreuses finissent par fermer les passages dans le corps humain à cause de l'accroissement de leur volume. Elles s'accumulent dans divers organes comme le cerveau, les poumons, le foie et les reins, en entourant les cellules normales et en bonne santé, empêchant leur fonctionnement normal, ce qui pose en définitive une menace sérieuse pour la vie humaine.

Un combat entre une cellule cancéreuse (en rose) et des lymphocytes (en jaune)

Les cellules normales ne se reproduisent que lorsqu'elles reçoivent un ordre des cellules voisines. C'est une mesure de sécurité à l'intérieur de l'organisme. Quant aux cellules cancéreuses, elles ne réagissent pas à ce mécanisme et refusent tout contrôle de leur système de reproduction. Ce type de cancer qui est décrit ne pose aucun problème au système immunitaire. Un corps solide doté d'un système immunitaire efficace est en mesure de lutter contre l'accroissement incessant des cellules cancéreuses qui se multiplient en nombre, voire de vaincre la maladie. Le problème véritable se pose lorsque les cellules cancéreuses percent leurs propres membranes avec l'aide d'une enzyme (l'enzyme pac-man), et s'intègrent dans le système circulatoire (le réseau de communication) du corps en pénétrant le liquide lymphatique, pour enfin atteindre les tissus et les cellules éloignés.

Le scénario actuel est tout à fait pessimiste. Les cellules qui avaient l'habitude d'agir collectivement pour fournir aux hommes les capacités de la vue, de l'ouïe, de la respiration mais aussi la vie, deviennent subitement récalcitrantes et n'obéissent plus à l'ordre "d'arrêter" qu'elles reçoivent des cellules voisines. Tout en continuant à se reproduire, elles portent en elles un processus de destruction à pleine puissance qui conduit à la mort définitive du corps.

Si l'on devait comparer le corps humain à un pays et le système immunitaire de l'homme à une armée puissante et très bien équipée, les cellules cancéreuses apparaîtraient alors comme les rebelles de ce pays. Cette communauté mutine prend de l'ampleur un peu plus chaque jour, poursuivant sa destruction de la structure en question. Mais l'armée de ce pays n'est pas du tout sans ressources.

Les macrophages, les guerriers de la ligne de front du système immunitaire, entourent l'envahisseur quand ils le rencontrent et détruisent les cellules cancéreuses grâce à une protéine qu'ils produisent spécialement. De plus, les cellules T, les guerriers robustes et intelligents du système immunitaire, et leurs armes exceptionnelles (les anticorps), tuent les cellules cancéreuses qui ont commencé à se répandre dans le corps et le liquide lymphatique en perçant les membranes cellulaires. Le combat se poursuivra de même tant que le cancer continue à s'étendre. Pendant que les cellules cancéreuses continuent à se développer, les cellules immunitaires aident à inhiber la progression de la maladie, jusqu'à la rémission.


Lorsque nécessaire, une cellule peut se suicider de manière disciplinée.

Un des systèmes dans les cellules humaines qui empêchent la progression des cellules cancéreuses est "l'apoptose", qui provoque le suicide des cellules. L'apoptose intervient quand l'ADN cellulaire est endommagé, ou quand une tumeur se développe, ou alors quand l'efficacité du gène P53 - connu comme étant le "gène de la prévention du cancer" - diminue. Même si l'apoptose apparaît comme un événement très négatif, elle est en fait très importante car elle met fin à de tels désordres vitaux et empêche la maladie de passer à l'étape suivante de son évolution. Lorsqu'on la compare au danger potentiel que représentent les cellules cancéreuses, qui risquent d'endommager le corps humain dans son intégralité, la perte d'une seule cellule est beaucoup plus acceptable. Les cellules du corps humain qui prennent conscience (!) d'un dysfonctionnement au sein de leur propre structure menaçant le corps humain, provoquent leur propre fin afin de prolonger la vie humaine.

Le cancer prend une forme menaçante pour la vie lorsque ces cellules décomposées évitent le système de suicide. Dans ce cas, un second mécanisme de défense est activé pour éviter une multiplication incontrôlée de ces cellules. Si elles parviennent encore une fois à éviter cette barrière, elles rencontrent une dernière barrière, "la limite de la crise". A cette étape, les cellules qui ont réussi à échapper aux systèmes de sécurité précédents sont tuées en masse. Cependant, parmi ces cellules, l'une peut réussir à surmonter la "crise". Cette cellule cancéreuse "rebelle" transférera sa nature rebelle à ses descendantes, qui se multiplieront en grand nombre. Le patient cancéreux doit maintenant mener une lutte intense contre cette maladie.

La nature incontrôlée et indépendante des cellules cancéreuses qui se multiplient constamment est-elle la seule cause de leur victoire? Assurément, derrière ce succès se profilent d'autres raisons.

Les cellules portent à leur surface un type de système d'inscription qui les positionne dans le corps. Ce système d'inscription peut être déchiffré par toutes les cellules du corps humain; il aide chacune d'elles à connaître son emplacement avec exactitude et l'empêche d'occuper la place d'une autre. Ce système assure l'intégrité des tissus. Les cellules, qui connaissent leur position, ne vont jamais ailleurs, et ne laissent leur place à aucune autre cellule, ce qui garantit la bonne santé du corps. Les cellules qui ne sont pas à leur place ou qui occupent un endroit inapproprié, finissent par se suicider. Cependant, grâce à ce système, le processus de suicide est complètement éliminé puisque les cellules ne sont pas autorisées à être désorganisées ou localisées à un endroit inapproprié. Ce mécanisme n'est pas aussi simple qu'il paraît. Et, afin de maintenir le fonctionnement efficace du système, chaque cellule doit identifier sa propre position tout en respectant celle des autres, en n'envahissant pas leurs sites. Ces procédures leurs sont enseignées par diverses molécules médiatrices qui leur permettent de garder leurs places respectives. Cependant, il y a des cas où ces molécules médiatrices sont absentes ou incapables d'accomplir leur tâche. Cela procure aux cellules cancéreuses un avantage. Quand les molécules inhibitrices ne sont pas présentes dans l'environnement, les cellules cancéreuses se propagent plus rapidement. Sans oublier que les cellules cancéreuses n'ont pas besoin de s'ancrer à un lieu spécifique. Elles trichent en vivant en toute liberté, ne s'établissant nulle part.

Les érythrocytes sont des cellules exceptionnelles qui ne possèdent pas d'endroit fixe dans le corps humain. Elles percent les membranes des autres cellules et des tissus et passent par-dessus les obstacles grâce à une enzyme spéciale, la "métallo-protéinase". Elles sont ainsi capables d'aller vers n'importe quelle partie du corps humain si nécessaire. Les cellules immunitaires utilisent cette enzyme pour atteindre les cellules ennemies, tandis que les cellules cancéreuses l'utilisent dans un tout autre but. Leur principale intention est d'attaquer les cellules saines et de les envahir.

Les capacités des cellules cancéreuses ne sont pas limitées à ces poursuites; elles sont aussi capables de jouer à d'autres "jeux" contre les cellules immunitaires. Aussi bizarre que cela puisse paraître, nous ne parlons pas d'acteurs talentueux mais de cellules cancéreuses, qui jouent contre leurs adversaires. Avant de montrer en quoi consistent ces jeux incroyablement ingénieux, revoyons ce que nous avons expliqué jusque là.

N'est-il pas extraordinaire que notre armée de défense mette en place des barrières successives contre l'ennemi? Cette organisation que nous appelons "armée" est constituée de cellules uniquement visibles à un microscope électronique de pointe. Leurs capacités à protéger et à surveiller leurs sites, leur bonne volonté à mettre en péril leur propre vie pour sauver celle du corps humain auquel elles appartiennent, leur engagement inflexible dans la poursuite de la bataille, ne sont pas le fruit de coïncidences. Nous pouvons observer, sans nul doute, une forme très consciente et très organisée dans le fonctionnement des cellules immunitaires.

Qu'arriverait-il si une mission de la sorte, aussi difficile, était donnée à 1 trillion d'êtres humains hautement instruits? Le taux de réussite serait-il aussi impressionnant? Leur serait-il possible d'imposer leur volonté à la population en dépit de l'existence de règles de discipline strictes et de mesures obligatoires? Si quelques-uns de ces individus oubliaient la formule des anticorps qu'ils sont supposés fabriquer, ou négligeaient de les fabriquer, ou refusaient de se suicider lorsque nécessaire, toutes ces étapes fonctionneraient-elles comme il le faut? Le combat mènerait-il à la victoire? Une armée composée de milliards d'individus pourrait-elle continuer le combat sans aucune erreur? Y aurait-il, par hasard, un quelconque commandant ou chef courageux et expérimenté qui souhaiterait endosser la responsabilité de garder ces milliards d'individus sous contrôle? Cependant, nos cellules immunitaires n'ont pas besoin de commandant ou de chef. Leur système fonctionne d'une manière très bien réglée, sans inhibitions ou difficultés. Il n'y a pas d'anarchie ou de confusion au cours du processus. La raison de ce fonctionnement si parfait et extrêmement efficace est Dieu, qui a mis en place ce système dans ses moindres détails et a ordonné aux éléments de ce système d'accomplir leurs responsabilités. Dans le 5ème verset de la sourate 32, Essajda, il est affirmé que Dieu administre l'affaire du ciel à la terre. Conformément à cette règle, les cellules immunitaires continuent leur combat sans se reposer et sans contrainte, grâce à l'inspiration qui leur est donnée par Dieu.

Les jeux des cellules cancéreuses


Des cellules T tueuses attaquant une cellule cancéreuse

Les cellules cancéreuses n'agissent pas seules. De nombreuses cellules communiquent et collaborent avec elles. (En bas à droite, une cellule d'un cancer du sein et, ci-dessus, une cellule d'un cancer de la peau)

On ne doit pas perdre de vue que les cellules cancéreuses sont à l'origine des cellules du corps qui portent les caractéristiques moléculaires de l'être humain. Par conséquent, il est difficile pour les cellules immunitaires d'identifier ces cellules cancéreuses. De plus, les cellules cancéreuses arrivent à contrer certains anticorps par une méthode qui reste encore à découvrir.

Comme on l'a déjà expliqué, les anticorps sont un type de protéine qui stoppent les activités des cellules ennemies. Cependant, pour une raison inconnue, les cellules cancéreuses sont affectées par les anticorps dans le sens opposé. Au lieu de stopper leurs activités, ils les augmentent, avec pour conséquence l'expansion rapide et énergique de la tumeur.

Les anticorps, qui se lient à la surface des cellules cancéreuses, "collaborent" en un sens avec elles. Les autres anticorps ne touchent pas les cellules cancéreuses porteuses d'un anticorps à leur surface. Ainsi, les cellules cancéreuses sont parfaitement camouflées.

La collaboration entre les anticorps et les cellules cancéreuses peut même atteindre des dimensions plus importantes. A certaines occasions, les cellules cancéreuses s'associent avec les anticorps pour former des "cellules T pseudo régulatrices". Ces cellules T pseudo régulatrices renseignent mal les anticorps en les informant qu'il n'y a pas de danger. Des situations encore plus terribles se développent quand les cellules cancéreuses se muent en "cellules T pseudo auxiliaires" en lieu et place des cellules T pseudo régulatrices. Dans de telles situations, le message est délivré à un nombre beaucoup plus important d'anticorps. Il n'existe pas de meilleur environnement possible au développement des cellules cancéreuses.

Par ailleurs, les cellules cancéreuses répandent quelques fois des "antigènes pièges" afin de se protéger contre une possible attaque du système immunitaire. Ces tumeurs propagent de telles quantités d'antigènes depuis leur surface que le flux sanguin en est inondé. Cependant, ces antigènes ne sont que des leurres et ne causent aucun dommage au corps humain. Mais les anticorps ne le savent pas et répondent rapidement en déclenchant une guerre contre eux.

Dans ce chaos, les cellules cancéreuses, qui représentent le véritable danger, continuent de fonctionner, sans être dérangées ou découvertes par l'ennemi.

Un ennemi intelligent: le SIDA

Dans les chapitres précédents, nous avons parlé des virus et expliqué l'importance de leur rôle dans la vie des humains. Parmi ces virus, le plus dangereux et le plus nuisible est le "virus VIH", qui préoccupe les chercheurs depuis de nombreuses années et cela pourrait continuer pendant encore bien longtemps. Contrairement aux autres virus, ce micro-organisme inactive totalement le système immunitaire. Or, il est impossible à un être vivant de survivre pourvu d'un système immunitaire défectueux.

Le virus VIH provoque des dommages irréversibles au corps humain en détruisant le système immunitaire, le rendant vulnérable à toutes sortes de maladies, pour enfin créer diverses conditions fatales. Il a pris le temps des chercheurs depuis plusieurs années, provoquant un sentiment de désespoir et d'abattement. Le magazine Bilim ve Teknik (Science et Technologie), publié en août 1993, a notamment souligné:

"Plus nous apprenons de choses, moins nous sommes certains." Cette déclaration est la réponse donnée la plus courante à une enquête publique menée auprès des 150 chercheurs parmi les plus reconnus au monde qui étudient le SIDA. Cela a été publié dans l'hebdomadaire scientifique Science. Personne ne peut plus faire de jugement sur la base des thèses défendues pendant des années. Les avis, qui étaient considérés comme étant absolument corrects, sont maintenant mis de côté depuis que l'on a découvert qu'ils reposaient sur des fondements hasardeux. Inévitablement, le résultat final est tel que même les théories sur le SIDA et sa cause véritable, le virus VIH, établies depuis longtemps, sont à nouveau réexaminées et leur validité remise en cause."11


Ci-dessus, la photo montre un ganglion lymphatique sain. La photo du bas montre un ganglion lymphatique endommagé par le virus du SIDA.

Avec le passage du temps, les problèmes se sont accrus au lieu d'être résolus. Il reste à ce jour d'innombrables questions en suspens, et l'avènement de nouvelles inventions n'a servi qu'à accroître le nombre de ces questions sans réponse. Et, le SIDA reste toujours un mystère pour l'humanité.

Un des faits les plus importants connus à propos du virus VIH est qu'il ne pénètre que certaines cellules et non pas toutes les cellules des êtres humains. Sa cible principale, ce sont les cellules T auxiliaires, les éléments les plus efficaces du système immunitaire. C'est un élément très important. Car, parmi d'innombrables types de cellules, le virus choisit celles du système immunitaire qui en sont, en fait, les plus utiles pour le système, et cela provoque la destruction du corps humain.


Avant de se propager vers d'autres types de cellules pour les infecter, de petites parties du virus VIH (en bleu) se multiplient dans les cellules immunitaires. Bien qu'au début, les cellules immunitaires soient en mesure de se charger du virus VIH, il finit malgré tout par prendre le dessus. La raison en est toujours inconnue.


Un virus du SIDA (orange) essayant d'entrer dans une cellule T en perçant sa membrane cellulaire.

Quand les cellules T, les éléments vitaux du système immunitaire, sont neutralisées, le système immunitaire est privé de son cerveau et n'est plus capable de reconnaître l'ennemi. Cela peut être considéré comme une ingénieuse tactique de guerre. Une armée sans communication efficace et sans système de renseignements serait considérée comme dépourvue de sa principale force.

De plus, les anticorps produits par le corps humain ne nuisent pas au virus du SIDA. Les patients atteints de SIDA continuent à produire des anticorps qui ne sont cependant pas efficaces en l'absence de cellules T tueuses.

Une question reste sans réponse: comment le virus VIH fait-il pour savoir quelle cible exactement viser? Le temps que le virus du SIDA comprenne que les cellules T sont considérées comme le "cerveau" du système immunitaire, il serait détruit par le système existant dès son intrusion dans le corps humain. Cependant, il est impossible à ce virus de mener une quelconque forme d'espionnage avant de se trouver à l'intérieur du corps humain. Comment donc a-t-il pu développer cette stratégie?

Ce n'est que l'une des nombreuses étonnantes aptitudes que déploie le virus du SIDA.

A la deuxième étape, le virus s'accroche aux cellules qu'il a désignées comme cibles. Cette procédure lui est très facile. En fait, il s'attache à ces cellules comme une clé entre dans une serrure.

A la troisième étape, le virus VIH traverse une série de processus miraculeux, qui lui garantiront sa longévité.

Le VIH est un rétrovirus. Cela signifie que son matériel génétique ne contient que de l'ARN mais pas d'ADN. Cependant, un rétrovirus a besoin d'ADN pour rester en vie. Pour cela, il a recours à une méthode très intéressante: il utilise les acides nucléiques de la cellule hôte et convertit l'ARN en ADN au moyen d'une enzyme appelée "transcriptase inverse", signifiant qu'elle inverse le processus. Ensuite, il place cet ADN dans celui du noyau de la cellule hôte. Le matériel génétique du virus est donc devenu le matériel génétique de la cellule T. Quand la cellule se multiplie, le virus aussi. La cellule commence à fonctionner comme une usine pour le virus. Mais envahir une seule cellule ne satisfait pas le virus VIH. Il va finalement essayer de s'emparer de tout le corps.

Une cellule T saine (à gauche)

Une cellule T qui a été détruite par l'ennemi (le virus du SIDA) et qui possède maintenant une forme ronde et adoucie (à droite). Ces images sont agrandies plus de 3.000 fois.

Puis vient la quatrième étape. Le virus VIH initial et les autres veulent quitter leurs cellules hôtes et envahir d'autres cellules pour faciliter leur prolifération extraordinaire. Ils ne dépensent pas beaucoup d'énergie pour cela. Tout survient à un rythme naturel. La membrane des cellules T envahies ne peut tolérer la pression du processus de multiplication et des trous viennent la cribler, permettant aux virus VIH de sortir de la cellule pour rechercher d'autres hôtes alternatifs. Comme le virus VIH ne cesse d'augmenter en nombre, il tue également sa cellule T hôte.

Le virus VIH vainqueur a maintenant complètement envahi le corps humain. A moins que l'humanité n'arrive à trouver un remède efficace pour vaincre le virus, il restera là. Seul le virus VIH décide s'il reste dans un état dormant pendant plusieurs années, ou s'il entreprend une attaque immédiate du corps humain.

Pourquoi n'a-t-on pas encore trouvé de solution?

Une fois à l'intérieur du corps humain, le virus VIH peut produire jusqu'à dix milliards de virus par jour. Le nombre excessif de virus produits en un jour est très difficile à gérer malgré toutes les évolutions technologiques que l'on connaît à ce jour. Le virus VIH ne peut pas être considéré comme une simple structure. Ce que nous avons là est un micro-organisme, si avancé et intelligent qu'il peut se dupliquer en millions de copies, qui possède un plan pour capturer la cellule hôte, et qui est capable de causer la mort d'un corps humain immense comparé à sa taille.

En plus des capacités du virus VIH décrites, il est également capable d'adopter diverses formes afin d'essayer d'empêcher sa capture par le système immunitaire. Cela le rend aujourd'hui immunisé contre les effets du traitement médical. La médecine moderne s'est attaquée au virus en utilisant dans le même temps une multitude de médicaments mais se heurte à sa résistance. Bien que le virus soit éradiqué partiellement, la seule conséquence positive a été le prolongement temporaire de la vie des patients.

Il est d'un grand intérêt de savoir comment un virus tel que le VIH peut se régénérer lorsqu'il est face à la menace d'être éradiqué. Les scientifiques restent impuissants devant des stratégies aussi habiles.

Ce ne sont pas les seules tactiques impressionnantes utilisées par ce virus. Les cellules T auxiliaires circulent dans le flux sanguin en se liant aux autres comme les picots métalliques d'une fermeture éclair. Le VIH saute d'une cellule T à une autre pour éviter le contact avec les anticorps du flux sanguin. Tout cela est réalisé par un virus, qui a une taille d'un micron seulement, qui ne possède pas d'ADN et qui ne peut même pas être qualifié de créature vivante. Les capacités extraordinaires de ce virus à reconnaître si bien le corps humain, à développer des systèmes élaborés pour le vaincre, à mettre en œuvre les stratégies correspondantes sans aucune erreur et à se modifier constamment pour échapper à tous types d'armes utilisées par le corps, sont toutes réellement stupéfiantes. C'est un excellent exemple de l'impuissance manifestée par l'humanité face à un minuscule virus, qui n'est pas même visible à l'œil nu.